Nous avons pris le bateau hier à 15h, dans une cohue assez folle. Je n’ose pas imaginer ce que ça peut être en haute saison.
Je l’ai dit dans mon billet précédent, je le répète: le pire ennemi des Galápagos est l’homme.
Mais j’ai eu aujourd’hui une conversation assez intéressante avec un quidam rencontré sur une petite plage où je m’étais arrêtée après ma visite de la Station Charles Darwin.
Le gars, qui est un authentique hippie équatorien, me disait que oui, bien sûr, les humains ont apporté aux Galápagos des fourmis, des chèvres, des rats, des ci et des ça, mais est-ce que les humains ne font pas partie de l’évolution des espèces?
Là, me dit-il, on est en train d’essayer de réparer ce que l’arrivée des humains a causé comme dommages. Idéalement, on devrait bannir les humains de l’archipel. Mais en même temps, on les emmène par milliers pour venir voir ce qui est en train de mourir à cause de leur propre présence.
On a parlé comme ça lui et moi pendant une bonne heure.
Et puis quand mon maillot (que j’avais apporté au cazoù) a été sec, j’ai remis ma p’tite robe et mon chapeau, je lui ai dit adios et je suis rentrée bien tranquillement, à pied, dans cette chaleur de four à pain que je croyais ne plus jamais pouvoir supporter.
Dire que j’ai failli refuser de venir ici parce que j’avais peur de souffrir de la chaleur!
* * *
On a soupé hier dans un resto dégueulasse. Marianne et Layla ont été malades toute la journée.
On espère que tout le monde ira mieux demain.
Moi, j’ai rien.
Juste de la joie dans mon coeur.