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¡Vamos a Ecuador!

C’est ma jeune amie Marianne qui m’a mis ce projet en tête, en novembre dernier. « Équateur et Galápagos avec nous, ça te dirait? »

« Nous », en l’occurrence, c’est elle, son équatorien de mari, Alejandro, et leurs deux fillettes, Layla, six ans, et Emilia, presque trois ans.

J’ai connu Marianne grâce à une page Facebook créée au début de la pandémie pour des échanges de services. Nous sommes devenues amies. Nous nous rencontrons au parc, à la bibliothèque, chez moi ou chez elle. Je l’ai vue enceinte jusqu’aux yeux et j’ai tenu Emilia dans mes bras quand elle n’avait que 5 jours.

Comme quoi la maudite COVID a quand même eu du bon.

Bref, Marianne m’a proposé ça. Nous irions quelques jours chez Julio et Martha, les parents d’Alejandro (que je connais pour les avoir hébergés quand ils sont venus à Montréal, il y a deux ans), avec visites dans les environs de Quito, puis 10 jours aux Galápagos, puis de nouveau quelques jours avec Julio et Martha. Trois semaines en tout.

Croyez-le ou non, j’ai hésité. « Va faire trop chaud, aux Galápagos! »

(J’peux pas croire que j’ai pu même PENSER ça.)

« Hmmm, Fabienne, t’es sûre? Les Galápagos, quand même… »

Ça fait que nous voici donc en Équateur depuis hier soir, après une équipée qui nous a tous mis sur les rotules.

Nous devions partir le mercredi 4 sur les ailes de Copa Airlines. C’est ce jour-là que l’hiver a choisi pour balancer sur notre doux pays une ultime bordée de neige. Notre avion n’a jamais pu décoller, en partie à cause de la neige, mais surtout à cause d’un problème technique. Nous avons passé en tout six heures dans ce maudit avion avant que Copa finisse enfin par nous annoncer que notre vol était annulé.

Je vous passe les détails sur la façon indigne dont Copa a géré toute la situation, mais on a fini par obtenir une chambre dans un hôtel. Que nous avons pu intégrer vers 18h. Et qui se trouvait sur l’autoroute Métropolitaine.

Au coin du boulevard Saint-Michel.

À 2 km de chez nous.

C’était tellement absurde!

Qu’à cela ne tienne: Le souper en formule buffet était étonnamment bon, et Layla a trouvé la vue « incroyable »:

Nous avons enfin pu nous envoler jeudi midi pour Panamá (5h30 de vol) puis Quito (1h30).

Nous sommes arrivés exténués à 22h au Tingo, là ou habitent Martha, Julio et Amanda, la soeur d’Alejandro.

Maintenant, disfrutamos (nous profitons)!

Layla cueille des fruits dans le jardin d’abuelita: avocats, chirimoyas,
fruits de la passion…

Layla a même trait une vache!

Partis à midi pour dîner chez les soeurs de Martha dans l’hacienda familiale, nous avons mangé du cuy, trait une vache, dit bonjour aux moutons, puis nous avons repris la route pour nous rendre dans un gîte tout près du Cotopaxi, à 3500m d’altitude.

Tout, absolument tout, ici, me rappelle le Pérou. Les paysages, les villages, les gens, la nourriture. Je craignais un peu ce retour dans un environnement d’où je suis sortie assez mal en point, mais non. Ce que je retrouve ici, c’est tout ce qui m’avait plu à mon arrivée à Caraz, avec en prime une compagnie merveilleuse.