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Toulouse

Me voici à Toulouse pour une semaine, à la faveur de la défection d’un collègue, qui a préféré s’en aller travailler pour un autre organe d’information.
Comme je le comprends! Si vous saviez la galère qu’il s’était prévue! Un périple gastronomique au pays du cassoulet et du foie gras, vous vous rendez compte? Mais voyant le désarroi de la responsable du cahier Vacances Voyage, j’ai vaillamment offert de me sacrifier pour le remplacer au pied levé. L’honneur de La Presse est sauf!

J’ai donc commencé fort, très fort: en ce radieux dimanche d’octobre, fraîchement débarquée de l’avion, après avoir titubé comme une zombie pendant une heure au marché Saint-Aubin (fruits, légumes, volailles vivantes, livres d’occasion, vêtements faits en Turquie, épices, fleurs, cochonnailles, name it), j’ai pris la direction du restaurant Le Bon Vivre (rappelez-vous qu’il n’était pour moi que 7h du matin) et je me suis envoyé mon premier cassoulet. Hop. Cuisse de canard, saucisse, couenne de porc, haricots tarbais, avec un verre de rouge pour faire descendre.
C’était bien bon. Mais, à ce rythme-là, je ne tiendrai pas longtemps. Aussi me suis-je empressée de rentrer à l’hôtel pour une sieste aussi digestive que réparatrice. Tout à l’heure, après une promenade dans les vieilles rues de la Ville rose, je me contenterai d’une petite salade… et d’un tournedos Rossini, tenez.

Je loge dans un nouvel hôtel très français, ça s’appelle The Lofts. Sans blague. J’ai un studio avec mezzanine au 18e étage d’un immeuble assez laid, très très très moderne et design et tout. Ne le dites pas à la responsable de l’office du tourisme, mais j’aurais préféré un petit vieil hôtel un peu borgne tenu par un couple âgé qui aurait eu cet asseng tellemeng charmang. Vrai, au resto, ce midi, j’écoutais une dame à côté de moi, on aurait juré Clairetteu (les plus jeunes, faites-vous expliquer par un ancêtre de mon âge). Enfin, on ne va pas cracher dans la soupe, la vue sur Toulouse est splendide, même qu’il paraît que, par temps clair, on peut voir les Pyrénées.

Demain, rendez-vous avec la responsable de l’Office du tourisme, visite de la ville, bouffe, sieste, re-bouffe. Comme ça pendant une semaine.
La galère, vous dis-je.