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La route des volcans

La Ruta de los volcanes. C’est le nom de l’auberge où s’est posé notre petit groupe pour deux nuits, à 3500 mètres d’altitude.

Le chemin qui mène là-haut, en partie pavé de pierres de lave et cahoteux en conséquence, se tortille à travers des paysages immémoriaux qu’on dirait peints par le douanier Rousseau, eût-il peint autre chose que la jungle.

Le patron de l’auberge, qui s’appelle Darwin (ça ne s’invente pas), nous a accueillis sous une pluie apocalyptique qui s’est déclenchée au moment où notre voiture atteignait le stationnement — le genre de pluie qu’on ne voit qu’au cinéma ou sous les Tropiques.

J’adore ça.

Darwin déploie une énergie formidable pour mettre en valeur sa terre et ses merveilles. On ne peut sortir de chez lui que le coeur content, le ventre plein et les yeux écarquillés par tant de beauté.

Il nous a confiés, dimanche, aux bons soins de son ami Patricio, fier chagra (l’équivalent des gauchos argentins, disons) qui connaît son Cotopaxi comme la paume de sa main. Personne mieux que lui, je crois bien, n’aurait pu nous mener à travers cet immense parc national avec autant de fierté, de gentillesse et de savoir.

Je n’avais pas assez d’yeux pour tout embrasser de ces paysages quasi désertiques modelés par les volcans.

Mine de rien, au fil des arrêts, nous avons marché presque 8 kilomètres. À 4000 mètres d’altitude, j’estime que ça vaut le double. On pouvait bien être vannés à la fin!

(J’ajoute, à l’intention de ma soeur et de tous les amateurs de sports plus ou moins extrêmes, qu’il y a moyen d’escalader le Cotopaxi, considéré comme l’un des volcans les plus dangereux du monde, et de s’adonner à d’autres folies du genre.)

Mais, aussi fatiguée fussé-je, je n’ai pas pu dire non quand Patricio m’a proposé une courte promenade à cheval dans les environs de l’auberge, à l’heure où le soleil déclinant nimbe d’or tout ce qu’il touche.

Ni refuser d’enfiler le costume des Chagras: poncho de laine tissée bien serré, jambières en peau de vache et chapeau de cuir.

Une réflexion sur “La route des volcans

  1. Eh bien ma Fabienne tu m’épates !Déjà l’Equateur dans les rubriques des journaux c’est le narcotrafric ou l’arrestation controversée d’un ex-président dans l’ambassade mexicaine de Quito, mais de plus tu arrives comme une fleur à des altitudes au delà de 3000 voire 4000 mètres et ça n’a pas l’air de te déranger le moins du monde, pas plus que de transformer en fier gaucho !Merci pour tes belles descriptions de l’adorable famille avec qui tu voyages et des paysages fascinants de volcans. Au plaisir de continuera te lire BisesMichèle Envoyé depuis Yahoo Mail pour Android

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