Retour et redépart

Ben voilà. Suis rentrée de mes quatre jours au Club Med avec une laryngite et la carte du monde tatouée en rose et brun dans le dos (gracieuseté du soleil d’Ixtapa). Maintenant, j’ai l’air d’une crème glacée napolitaine (vanille, fraise, chocolat) et j’ouvre les paris sur le moment où va se déclarer mon cancer de la peau. 

Je n’ai rien vu du Mexique, évidemment, mais n’empêche, ça m’a donné envie d’y aller, pour vrai cette fois. On verra ça l’an prochain.

L’avion entre Atlanta et Montréal tenait plus d’un autobus scolaire ailé que d’un appareil à réaction. J’y ai rencontré un type qui s’est empressé de me laisser entendre que le fric lui sortait par les oreilles. À vrai dire, ce qui lui sortait des oreilles, outre, je le soupçonne, une disgracieuse pilosité, c’est un ego surdimensionné et une suffisance proportionnelle. Qu’ess tu veux que ça me fasse, Chose, que tu aies des maisons dans tous les pays du monde et que tu reviennes d’un week-end dans ta villa du Belize? Pis pourquoi t’as pas un jet privé? Il est vrai que, dans un jet privé, il y a moins de femmes à impressionner.

Tsss. Il est mal tombé, le pauvre. 

Enfin.

Je suis en outre heureuse de vous annoncer qu’on a donné des cours de service à la clientèle aux douaniers américains. Ils sont moins grossiers qu’avant, presque gentils, et il y en a même qui sourient et qui disent s’il vous plaît, merci, have a good day. N’empêche, à défiler comme ça en compagnie de mes camarades d’infortune dans des corridors aux parcours byzantins, je me sens toujours comme une prisonnière qu’on interne. Et que je te fais retirer ta ceinture, tes souliers, tes (rares) bijoux. Et que je te fouille la valise. Et que je t’examine avec suspicion les petites bouteilles de crème comme si c’était du TNT. Au suivant! 

Le plus drôle, c’est au Mexique. Là, pas d’appareil à rayon X: c’est une douanière qui tâtonne sommairement le contenu de votre bagage à la recherche d’un objet suspect. Elle déplace la trousse de toilette, soulève une chaussure, écarte vaguement un vêtement, et bien entendu n’arrive plus à refermer le zip tant ma petite valise est paquetée serré. On n’y mettrait pas une pièce de monnaie. Et franchement, si j’avais une peau d’ours polaire ou des défenses d’éléphant à faire passer en douce, croyez-vous vraiment que je mettrais ça sur le dessus de mon sac?

On nous prend vraiment pour des déficients.

Je reprends mon boulot de correctrice vendredi pour trois semaines, après quoi je repars (est-ce que je vous l’ai dit?) pour un mois en Europe centrale (Berlin, Prague, Bratislava, Budapest…). Cette fois en vacances.

Comment ça, des vacances? Ben oui. C’est comme ça.

Je vous embrasse, bande de jaloux.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s