Quatre jours à la Barbade

On dira ce qu’on voudra,  ce métier est un esclavage.

J’ai dû me taper six heures d’avion pour un reportage de quatre jours à la Barbade. Depuis, c’est un feu roulant d’activités dans une chaleur de sauna: visite d’hôtel, souper ici, dîner là, excursion en catamaran, tours de ville… Il est temps que ça finisse.

Vendredi soir, donc, souper à Oistins Fish Fry, une succession de bouibouis où l’on sert, comme le nom du lieu l’indique, du poisson frit mais aussi grillé, selon l’humeur du client, et du poulet pour les fines bouches. Sur des tables de pique-nique simplement tendues d’une toile cirée, on vous sert dans une assiette de mélamine votre poisson volant grillé sur lit de rice and beans, que vous aurez bien sûr choisi d’arroser d’une bonne Banks (bière nationale) bien froide.

Dans l’air saturé de la fumée des barbecues, le son du reggae et de la calypso émane de guinguettes à peine éclairées où l’on distingue des couples qui s’agitent malgré la chaleur. Ce soir-là, sur une place qui n’allait sans doute pas tarder à s’emplir de monde, un grand Noir à dreadlocks dansait quelque chose d’absolument explicite avec une touriste blanche et blonde qu’il tenait fermement par les fesses. Elle se croyait probablement bien cool, mais elle était seulement ridicule, ce que prouvait l’hilarité égrillarde de quelques mâles locaux qui observaient la scène en se donnant des coups de coude.

Samedi, excursion en catamaran sur une mer étale mais, hélas, un peu trouble pour le tuba. Que voulez-vous, rien n’est parfait…  En revanche, à la deuxième étape, surprise: les tortues marines, attirées par le poisson que leur jettent les deux guides, arrivent en escadron et nagent au milieu de la soupe humaine que nous formons. Quel spectacle! Je n’en suis pas encore revenue.

Autre curiosité zoologique: il y avait là une fille qui hurlait comme une brûlée vive parce qu’un poisson ou une tortue l’avait frôlée. Heille, Chose, t’avais qu’à rester à la maison, franchement… Elle m’a fait honte, pour tout dire.

C’est quand même d’ouvrage, être une femme…

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