Pingyao

C’est comme se promener à Carcassonne, à Marrakech, à Dubrovnik ou à Florence, mais avec des pagodes, des temples bouddhistes et des Chinois partout. Bref, ça date, grosso modo, du moyen-âge mais, à part ça, c’est pas pareil pantoute. 

C’est une ville qui a été très prospère sous les Ming et les Qing. La première banque de Chine a été créée ici, l’argent y coulait à flots et on y brassait de grosses affaires. Le déclin est arrivé vers le début du XXe siècle, et la ville a sombré dans l’oubli et la pauvreté. C’est peut-être ce qui explique qu’elle a échappé au rouleau compresseur de la révolution et du progrès tel que le concevaient Mao et ses copains. En tout cas, aujourd’hui, on peut visiter plusieurs demeures anciennes, intactes, meublées d’époque, qui témoignent de la grandeur passée de Pingyao. C’est assez fascinant… Et ça le serait encore plus, pour les pauvres Occidentaux que nous sommes, s’il y avait des explications en anglais de temps en temps. Quand il y en a, elles ont vraisemblablement été obtenues grâce à un logiciel de traduction, si bien que ça n’est guère plus intelligible que le mandarin (mais c’est pas mal plus drôle).

Belle comme elle est, la ville attire des milliers de touristes, surtout chinois, dont bon nombre de la diaspora (ce qui explique qu’on se soucie assez peu des Occidentaux, au final). Notre hôtel, aménagé dans une très belle demeure traditionnelle, se trouve au coeur de la vieille ville, dans une rue piétonne où les boutiques de babioles aussi invraisemblables qu’innombrables alternent avec les guesthouses (souvent le seul mot d’anglais qu’on trouve sur les enseignes). Il y a du monde, des pétards, de la musique, de petits cars qui transportent des touristes hébétés… D’habitude, nous n’aimons pas beaucoup ce genre de cirque, mais là, il est dépaysant en soi et ça nous amuse. 

Nous voulions partir demain pour Xi’an, la ville des fameux soldats de terre cuite, mais tous les trains sont complets (en Chine, il y a beaucoup de Chinois, et les Chinois voyagent beaucoup). Nous en sommes quittes pour passer une autre nuit à Pingyao, pauvres de nous. Pour ce qui est de Xi’an, les soldats de terre cuite ne nous intéressent pas tant que ça, à vrai dire (on a vu trop de photos), mais la ville et sa région, oui. Il y a au centre un important quartier musulman, et de jolis villages tout autour où se perdre à vélo et manger des choses qu’on ne connaît pas.

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