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Les salines de Celestún

La semaine dernière, Francisco m’a proposé de m’emmener voir les salines, des marais d’où l’on extrait du sel depuis bien avant l’arrivée des Espagnols.

Nous sommes donc partis tôt un matin sur son antique moto, avec pas de casque évidemment, et nous avons parcouru les rues poussiéreuses et endormies du village jusqu’à cette étendue aussi vaste que désolée.

La teinte rosée de l’eau est due à un minuscule crustacé appelé artémie, dont se nourrissent les flamants roses – d’où leur couleur à eux aussi.

Les ouvriers exécutent un vrai travail de forçats. Ils passent leurs journées dans l’eau salée jusqu’aux genoux, récoltent le sel à la main ou, au mieux, avec un genre de passoire. Puis ils doivent tirer le chaland jusqu’à la rive, où ils déchargent le sel dans une brouette, qu’ils poussent ensuite jusqu’au tas où le contremaître compte les brouettées de chacun, pour la paie. Chaque brouette contient 70 kg de sel et rapporte 7 pesos (environ 4$) à l’ouvrier.

Il y a des vies plus dures que d’autres, disons…

Une réflexion sur “Les salines de Celestún

  1. Quel dépaysement d’être emmenée sur ces rivages tôt au réveil ! Un bleu de ciel si intense et ces contrastes frappants de couleurs bateaux, sel, et humains, surtout ce petit garçon si minuscule, j’ai adoré et plaint ces pauvres gens qui y passent leur vie. Fabienne t’as gardé la main pour les beaux reportages ! Merci de m’en faire profiter. Bises

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