Rio Dulce

La ville de Rio Dulce se résume à une rue principale crasseuse, bruyante, encombréee de tuktuks, de familles entières juchées sur un scooter, de camions, de voitures, de bus hors d’âge et de piétons qui se faufilent nonchalamment entre tout cela.
Hier, Monique, Roger, Isabelle et moi avons pris un de ces bus déglingués pour nous rendre à la Finca Paraiso la bien nomméee, où une source bouillante se déverse dans un bassin au milieu de la jungle.
Pendant une demi-heure, nous avons roulé dans la campagne à travers les bananeraies, les plantations d’avocats, les champs de maïs. Dans les villages aux maisons de planches couvertes d’un toit de palme, les cochons noirs et les poules errent en liberté; des enfants à demi-nus jouent avec des branches, les mamans étendent du linge… La vie rurale semble n’avoir pas changé ici depuis 300 ans.
À la finca, deux petites filles nous ont abordés pour nous vendre des pan de bananas, une sorte de petite crêpe frite aux bananes. J’en ai acheté deux, c’était délicieux. Dans le ruisseau qu’on longe pour se rendre à la source chaude, j’ai photographié une fillette de 10 ou 11 ans qui faisait la lessive.
Nous avons passé deux petites heures à la source, qui se jette du haut d’un rocher dans un bassin où l’on peut nager. Sous la cascade, l’eau est si chaude qu’ellen’est pas supportable. Des lianes et des plantes tropicales entourent le lieu, d’une beauté vraiment saisissante.
Sur le chemin du retour, les mêmes petites filles nous ont de nouveau abordés. Elles quémandaient des stylos, des sous, des bonbons. Contre quelques caramels Werther, j’ai pu les prendre en photo, parler un peu avec elles. Elles ont ri de bon coeur en se voyant sur l’écran de mon appareil, puis ont voulu voir les autres images. Ah! Mais c’est Matild! Se sont-elles exclamées en voyant la petite qui faisait la lessive dans le ruisseau.
Leurs belles petites têtes noires serrées l’une contre l’autre au-dessus de l’appareil, elles se parlaient dans leur langue entre elles, puis me posaient des questions en espagnol:
– Et elle, qui c’est?
– C’est Monica, mon amie, qui est là-bas.
– Et elle, c’est Isabel?
– Oui!

… Un autre moment de grâce.
Je pars tout à l’heure pour Tikal avec Monique, puis je continuerai ma route vers Coban alors qu’elle regagnera le voilier d’Isabelle et Roger.

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