Coban

Je croyais que, sur le chemin de Sayaxché, j’avais assisté à des records quant au nombre de personnes qu’on peut insérer dans un minibus. Erreur. Ce matin, j’ai compté jusqu’à 24 adultes et 5 enfants (dont deux nourrissons, il est vrai) dans un véhicule conçu pour recevoir un maximum de 13 passagers. Ne me demandez pas comment ils font. Tout ce que je sais, c’est que quand on croit que le truck est plein, archi-plein, l’assistant du chauffeur continue de dire Hay lugar, hay lugar (y a de la place!). Et tout le monde de se serrer encore un peu, avec le sourire. Avec ça que ledit assistant laisse la porte de côté grande ouverte et que le chauffeur double allégrement dans les courbes, je me disais que ça ferait un joli pâté de viande si on avait un accident.

Heureusement, je ne suis pas nerveuse. Enfin, plus maintenant!

Je loge dans un petit hôtel près de la place centrale, bien silencieux, plein de plantes et de fleurs, tenu par une maman indigène qui sourit tout le temps de toutes ses dents en or (c’est la grande mode par ici, je songe à me faire faire un de ces petits chefs-d’oeuvre avant de partir). Dimanche, j’irai voir les chutes de Semuc Champey, qu’il paraît qu’on ne peut pas venir au Guatemala sans voir ça, et aussi les grottes de Lanquin, dont on dit qu’elles sont incontournables. Bon, moi, les grottes et les cavernes, ça ne me branche pas tellement, j’aime trop le soleil, mais j’aime bien les chauves-souris aussi, alors on verra.

Mais franchement, pour tout dire, je regrette un peu de ne pas être allée m’écraser sur la plage à Livingston, entourée de beaux grands Nègres bien bâtis. Après tous ces transbordements (encore cinq heures de voyagement ce matin), je commence à ressentir une légère lassitude. Un bon coup de soleil m’aurait fait le plus grand bien! (Ben quoi, faut bien mourir de quelque chose, entre un cancer de la peau ou un accident de la route…)

En tout cas, ici je suis, ici je reste. Je vais de ce pas m’envoyer un de ces steaks qui font pleurer les végétariens, sans aucun état d’âme autre que le plaisir de me bourrer la gueule, ce qui, entre nous, est bien l’un des plus grands agréments du voyage.

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