Vu de la gloriette

De la gloriette où les propriétaires du camping ont eu la bonne idée d’installer un routeur, j’observe les pêcheurs de palourdes revenir de leur cueillette à mesure que la mer reprend ses droits dans la baie, qui se vide presque entièrement à marée basse.
Nous avons bien tenté tout à l’heure, Pierre et moi, de réitérer notre pêche miraculeuse du mois dernier, mais les surf clams que nous avions ramassées à plein panier l’autre fois se sont faites plus rares, Neptune seul sait pourquoi. Nous en aurons tout de même assez pour des spaghettis vongole ce soir: vin blanc, ail, palourdes, crème, pâte de tomate. Je pense que je cuisine encore plus en camping qu’à la maison, allez y comprendre quelque chose.
L’autre soir, nous avons poussé une pointe jusqu’à Freeport, paradis du shopping. On y trouve plus de magasins que d’habitations, plus de magasineurs que d’habitants et, en fin de compte, pas tant d’aubaines que ça, sauf pour les hommes. Nous-la-femme, apparemment, ne regardons pas à la dépense quand quelque chose nous plaît… Soit je n’ai rien vu qui me plaise, soit je ne suis pas une vraie femme: je n’ai (presque) rien acheté.
Nous avons terminé la journée dans un pub de la jolie ville de Brunswick, où l’on nous a servi un steak de brontosaure que nous avions eu la bonne idée de demander à partager. Songez donc: 14 onces de viande! Et la serveuse nous a dit que bien des gens eat the whole thing! Ces Américains me surprendront toujours.
Hier, la plage de Popham était complètement dissimulée sous un épais brouillard, le coup d’œil était proprement surréaliste. Les pauvres lifeguards n’y voyaient goutte, ça complique drôlement les opérations de surveillance et de sauvetage!

À la fin de la journée, nous nous sommes fait livrer du homard au camping (jusqu’à notre tente s’il vous plaît) par le pêcheur en personne, une sorte de colosse à la voix de baryton, venu avec sa femme. Depuis qu’il a fait un infarctus, c’est elle qui relève les 300 cages qu’ils mettent à l’eau, beau temps, mauvais temps. Quel courage, quand même.
Et puis nous voyons Eric, le propriétaire du camping, toujours en train de réparer ceci ou cela, d’installer un machin, de déplacer un truc, quand il n’est pas lui-même à la pêche aux coques. Il est tout seul pour tout faire et travaille du matin au soir pendant que sa femme s’occupe du téléphone. C’est de l’argent bien gagné!
Bon, c’est pas tout ça, faut encore aller arranger les palourdes. En buvant une bière, ça passera mieux.
J’espère que les moustiques nous ficheront la paix.

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