Arles (bis)

Ce matin, tournée du marché d’Arles, le plus grand de la région. Il prend possession des boulevards qui ceignent la vieille ville, des deux côtés des deux trottoirs, dans une orgie de couleurs, d’odeurs et de sons dont je ne me lasse pas. Sur quelques kilomètres donc, quatre rangées d’étals où l’on trouve de tout, du jambon artisanal «de cochonne» (!) aux fromages fermiers en passant par les olives, les poissons, le nougat et les épices, mais aussi vêtements, vaisselle, brocante et autres colifichets.

Il y a là notamment, parmi les éventaires de produits biologiques, celui de monsieur Bon, producteur de riz à la retraite mais toujours ardent ambassadeur de cette culture somme toute relativement récente en Camargue. Je l’avais vu la veille dans son petit «musée du riz», sur la route de Sambuc, où il recevait toute une basse-cour de sexagénaires fort peu attentifs, mais je n’avais pas voulu le déranger puisque je savais qu’il serait au marché.
Son étal se trouve juste devant le bureau de l’Office du tourisme.
Là, M. Bon le bien nommé distribue à qui en veut, gratuitement, juste pour le plaisir de faire plaisir, de jolies barquettes en bambou remplies de riz complet (le seul qui vaille la peine d’être consommé, comme il dit), sur lequel il dépose, avec votre assentiment, deux beaux filets d’anchois au vinaigre. Il vous offrira aussi une «banderille» d’olives et de jambon cru, et même un verre de vin, et lèvera les yeux au ciel si vous le refusez: «Oh, il est midi!»

Monsieur Bon au marché d’Arles.

Il rigole derrière ses moustaches à la gauloise, explique, interpelle, donne des bisous à ses petits-enfants, fait des blagues à double sens, on ne se lasse pas de l’observer!

J’ai bien sûr été incapable de ne rien acheter, si bien que mon bagage s’alourdira de 1 kg de riz rouge, mais aussi de 165 g de nougat blanc, de 100 g d’épices qu’on m’a vendues à prix d’or (j’en ai vu deux fois moins cher 1 km plus loin, mais bon…) et de deux paires de lunettes trop mignonnes, à ajouter à ma collection.

Après, je suis allée faire un tour au musée de l’Arles antique, où l’on expose les plus belles pièces découvertes lors des fouilles archéologiques réalisées dans la région. Pas difficile de trouver: chaque fois qu’on donne un coup de pelle, ici, on tombe sur des vestiges vieux de 2000 ans… Encore l’an dernier, on a découvert un chaland au fond du Rhône, qu’on s’affaire à sortir de l’eau pour l’exposer au musée. Il était recouvert d’amphores, d’urnes et de toutes sortes de machins pratiquement intacts. Fou, non?

3 réflexions sur “Arles (bis)

  1. Quoi les couleurs???Ici aussi on les a.Tous les tons de gris, avec parfois d'irrésistibles touches de brun nuancées des plus beaux tons de "bége".Qu'est ce qu'on dit déjà? Ah oui: Le gazon du voisin est toujours mieux tond.

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