Martinique

Me voici donc en Martinique, aux frais de l’Office du tourisme. Je ne voudrais surtout pas avoir l’air de me plaindre, mais cinq heures et demie de vol, ça me paraît longuet. Quoi ! C’est le même temps que pour se rendre à Londres ! Avec cela que, pour les vols dits continentaux, les transporteurs ne servent plus de repas – enfin, oui, mais moyennant finance, et pas à prix d’ami. Treize dollars pour un misérable plat de poulet qui a probablement la texture de la gomme à effacer, accompagné de riz et de macédoine surgelée. On se fout du monde ou quoi ?

Je subodore que, bientôt, nous devrons prévoir nous-mêmes nos réserves de papier toilette. D’ici à ce qu’on nous demande d’apporter notre chaise de jardin, il n’y a qu’un pas. 

Bref, j’y suis depuis dimanche, mais je n’ai pas eu le temps d’écrire une ligne. Nous sommes cinq journalistes ou blogueuses montréalaises, accompagnées par la version martiniquaise et masculine de la sémillante Gudrun (la guide bavaroise).

C’est un tout jeune homme prénommé Antoine, gentil, professionnel, organisé et en tout début de carrière. Ce dernier élément fait en sorte que, compte tenu de la précarité des emplois en métropole (oui, en Martinique, on ne dit pas en France puisque nous SOMMES en France), il a intérêt à mener son poulailler tambour battant, ce qu’il fait avec un doigté qui n’a d’égal que sa fermeté. Tous les matins, lever à 8h, petit-déjeuner, départ de l’hôtel à 9h, visite (d’une distillerie, d’un jardin, d’une fermette), repas, re-visite (d’une cascade, d’une plantation, d’une réserve naturelle), re-repas, dodo, et on recommence.

Demain, en principe, ce sera mieux, et samedi nous avons quartier libre.

Pour l’heure, nous mangeons et rions comme des baleines, surtout hier soir. Je ne sais pas ce que le garçon avait mis dans les apéros, mais nous étions franchement déchaînées, au grand désespoir d’Antoine, dont les patrons dînaient (ou soupaient, comme vous voulez) non loin de nous. Vous connaissez le goût des Français pour le décorum et le respect de la hiérarchie, le pauvre était dans ses petits souliers. Mais bon, nous l’avons rassuré: ses patrons, tout coincés soient-ils, ont certainement mieux aimé nous voir rigoler que nous ennuyer à 100 sous l’heure… Non?

Ah, ces Québécoises!

Je vous mettrais bien des photos, mais mes collègues et moi avons décidé de cuisiner dans la petite villa que nous occupons; elles ont commencé à préparer la salade (nous avons quartier libre aussi ce soir), et il faut que j’aille les superviser, vous savez bien.

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