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Nourritures

Avatar de FabienneL'aventure, c'est l'aventure

Hier matin, donc, porridge, chausson au porc et pain vapeur. À midi, soupe claire dans laquelle flottaient des brins de coriandre et des morceaux de viande non identifiés, et une sorte de friand à la même viande, laquelle, renseignements pris et s’il fallait en croire l’outil de traduction du jeune homme qui mangeait près de nous, était de l’âne. Avec une petite salade de concombre bien frais et croquant.

C’était bien bon.

Le soir, dans un bouiboui tout près de notre hôtel, un plat de ce qui nous a semblé des lanières de poulet sautées (mais ça pouvait aussi bien être des tripes, pour ce que j’en sais), servies dans une sauce sucrée-salée-piquante sur un abondant lit d’oignons crus, et un légume vert sauté avec des arachides et des morceaux d’ail gros comme des petits pois. C’était bon aussi.

Tous les hommes fumaient à la chaîne dans la petite salle…

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Nourritures

Hier matin, donc, porridge, chausson au porc et pain vapeur. À midi, soupe claire dans laquelle flottaient des brins de coriandre et des morceaux de viande non identifiés, et une sorte de friand à la même viande, laquelle, renseignements pris et s’il fallait en croire l’outil de traduction du jeune homme qui mangeait près de nous, était de l’âne. Avec une petite salade de concombre bien frais et croquant.

C’était bien bon.

Le soir, dans un bouiboui tout près de notre hôtel, un plat de ce qui nous a semblé des lanières de poulet sautées (mais ça pouvait aussi bien être des tripes, pour ce que j’en sais), servies dans une sauce sucrée-salée-piquante sur un abondant lit d’oignons crus, et un légume vert sauté avec des arachides et des morceaux d’ail gros comme des petits pois. C’était bon aussi.

Tous les hommes fumaient à la chaîne dans la petite salle brutalement éclaiée au néon, baguettes dans une main, clope dans l’autre. Les mégots s’entassent sur le sol avec les serviettes de table usagées et autes détritus, qu’on balaie sans façon quand les clients sont partis, vites remplacés par d’autres fumeurs. Les cigarettiers n’ont pas réussi à conquérir l’Afrique, mais ils ont un marché de choix en Chine. Après, les pharmaceutiques n’auront plus qu’à se servir.

Les gens sont d’une grande gentillesse, calmes, affables, souriants. Ils rigolent sincèrement quand on essaie nos trois mots de mandarin, et ils nous répondent comme si on pouvait comprendre quoi que ce soit. Pierre dit que c’est parce que j’ai les yeux bridés. Euh?

Nous avons marché toute la journée, à travers les étroits hutongs grouillants de vie, puis dans le plus vieux quartier de Pékin, envahi de touristes chinois qui profitaient du dernier jour du congé de la fête des Travailleurs, puis dans un immense parc aménagé au temps des Qing (ou des Ming, je m’embrouille un peu) et parsemé de temples somptueux, et enfin jusqu’à la place Tiananmen, entourée de barrières et de militaires, interdite passé 17h. Meilleure chance la prochaine fois…

Nous devions louer des vélos; en fin de compte, c’est aujourd’hui. Il fait un temps radieux. En route !

Je rappelle à mes innombrables amis Face de bouc que le site est censuré ici. Vos commentaires, le cas échéant, ne me parviennent pas. Mais ceux qui sont inscrits sur mon blogue, oui.

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Good morning Beijing!

Nous avons posé le pied à notre hôtel à 16h le 2 mai (4h du matin à l’heure de Montréal). Ça faisait donc exactement 24 heures que nos vieux corps n’avaient pas goûté l’indicible jouissance de la posture horizontale.

Le changement d’aéroport à New York à lui seul vaudrait un roman. Il nous fallait passer de La Guardia à Newark,  un bout en minibus jusquà Penn Station, le reste dans un train poussif dont on a cru qu’il n’arriverait jamais. Le chauffeur du minibus, un jeune Latino à la casquette de travers, conduisait comme un champion de derby de démolition dans les rues de Manhattan. Et que je double par la droite les taxis jaunes, et que je me faufile entre les cars de touristes, pis t’es mieux de pas mettre ta grosse BMW dans mon chemin. Le tout, en textant sur trois téléphones à la fois, sur fond de salsa sautillante, dans une bonne humeur inextinguible.

Nous sommes arrivés juste à temps pour l’embarquement, pif, paf. La joie de ne pas avoir de bagage à enregistrer, c’est aussi ça. Eussions-nous eu des valises à récupérer à La Guardia, pas sûr que nous serions arrivés à temps.

Nous avons stoïquement supporté nos 13 heures de vol, qui ne nous ont pas paru si longues, en vérité (merci, Immovane), et nous sommes arrivés dans Pékin un peu nazes, mais encore cohérents et capables de prendre le train, puis le métro, jusqu’à notre hôtel. Nous logeons dans un charmant hutong, ces étroites rues des vieux quartiers bordées de maisons basses aux toits de tuiles. Nous sommes allés marcher un peu hier soir, mais la fatigue nous a vite vaincus.  Après un souper commandé par gestes dans un bouiboui coréen, nous sommes rentrés à l’hôtel, où nous nous sommes écroulés sur notre matelas un peu spartiate pour dormir comme des bouddhas millénaires jusqu’à ce matin. 

À l’heure où je vous écris, il fait bon et doux, un soleil pâle perce à travers le smog qui laisse deviner un ciel à peu près bleu, les rues  baignent dans le calme du dimanche. Nous sommes dans un café où nous avons pu satisfaire notre dépendance à la caféine après un très bon petit-déjeuner de je ne sais trop quoi (un genre de porridge de riz aux haricots rouges, un délicieux chausson au porc dont le bouillon a éclaboussé ma robe et un pain vapeur farci à la viande), le tout pour 3,50Y, soit autour de 50cents, si nous avons bien compris — notre chinois n’est pas encore très au point.

Voilà. Nous nous apprêtons à louer des vélos pour aller nous perdre dans le bout de la Cité interdite. Je sens que je vais aimer ce pays.

Zaijian!


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L’autre bout du monde

Nous partons demain pour la Chine.

LA CHINE! Depuis le temps que j’en rêve…

Je viens de boucler ma valise. J’ai accompli des miracles d’économie et de rationalité, je n’y crois presque pas: ça tient dans un bagage de cabine. Oui monsieur. Pour trois semaines. Mais comme dit Pierre: «Tout ce qu’on a ici est fait là-bas, si on manque de quelque chose, ça serait ben maudit qu’on le trouve pas…»

Fait que notre avion décolle demain matin à l’heure inhumaine de 6h45 (sauf tempête de neige, pluie de grenouilles ou invasion de nains de jardin). Arrêt à New York, changement d’aéroport, puis vol direct jusqu’à Pékin. J’aurai le temps de potasser un peu mon Lonely Planet, ce que, contrairement à ma vie d’avant, je n’ai absolument pas eu le temps de faire. Voilà ce qui arrive quand on aime son boulot… J’espérais aussi apprendre un peu de chinois, mais franchement, quand j’ai fini ma journée, j’ai l’électroencéphalogramme aussi plat que celui d’un escargot.

Mais le vol dure… Euh… Longtemps. On quitte Newark à 11h50 le 1er mai, on atterrit à Pékin le 2 mai à 13h45. Faites le calcul, moi, ça me dépasse. En tout cas, j’aurai peut-être aussi le temps d’apprendre quatre ou cinq mots de vocabulaire.

Apparemment, je vais pouvoir bloguer de là-bas. Mais congé de Facebook pour trois semaines, parce que c’est censuré. Peut-être aussi que mon blogue sera censuré, on ne sait jamais… Alors ne vous inquiétez pas si vous n’avez pas de nouvelles. Et s’il y a un séisme, un typhon, une pluie de grenouilles ou une invasion de nains de jardin, ne vous inquiétez pas non plus: si je meurs, je serai morte heureuse.

(Ça doit être l’âge qui me fait dire des âneries pareilles.)

Zàijiàn!