Et ce n’est pas une question de climat. Vous avez sans doute vu les troubles qui agitent Puerto Vallarta ainsi que tout l’État du Jalisco et même celui du Campeche. Or, ça brasse aussi du côté du Yucatán. La route de Mérida à Cancún a été fermée aujourd’hui à la suite de l’incendie de trois véhicules; deux dépanneurs de la chaîne OXXO ont été incendiés à Tulúm et un autre incendie a été allumé dans un immeuble en construction près de la gare du fameux Tren Maya, à Playa del Carmen.
On verra si ça se rend jusqu’à Mérida – à ce stade, tout est possible. Mais si je dois rester prise dans une ville, autant que ce soit ici. Excusez le cliché, mais je suis amoureuse. Ça m’est tombé dessus dès que j’ai mis le pied dans «ma» rue pour me rendre au Zócalo.

Il est vrai que j’ai toujours (presque) tout aimé de ce pays. Les sons, les couleurs, les gens, l’architecture, les contrastes, la nourriture…
Bref, je Je suis arrivée à Mérida sous une pluie battante, chose très inhabituelle en cette saison. Encore tout à l’heure, alors que je baguenaudais émerveillée sur la grand-place, j’ai eu tout juste le temps de trotter jusqu’à la cathédrale avant que l’orage n’éclate. J’en ai profité pour, une fois de plus, m’étonner et m’émouvoir de la piété des Mexicains. Et pour sacrer un bon coup après les estie de curés, qui, pendant que les Mayas crevaient de faim, n’ont rien trouvé de mieux à faire que de bâtir cette cathédrale, monument à l’orgueil et à l’indifférence.







En chemin vers le Zócalo, j’ai fait halte au dernier bouiboui encore ouvert du marché de «mon» quartier, où j’ai commandé deux tacos de trop. Un seul aurait suffi, j’aurais dû le savoir, moi et mon appétit d’oiseau… C’est que les tacos, ici, ne sont pas faits pour les femmelettes. Rien à voir avec ceux qu’on nous sert chez nous, qui s’avalent en deux bouchées. Je saurai pour la prochaine fois.

Je vous écris dans la cour intérieure de mon petit hôtel, un endroit incroyablement harmonieux où règne le chat Kiko, dont j’espère bien conquérir le coeur.


Demain, visite de la ville avec un guide de l’organisme Free Tour. Deux heures, en espagnol, sur le thème Dialógo entre el mundo maya y la ciudad colonial.
Ça promet.
En attendant, quelques images, pour que vous compreniez pourquoi je suis tombée amoureuse.









Sois prudente, et essaie quand même de profiter de ton voyage! xx
Marie Andrée Boivin 514-591-0632
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