
Aujourd’hui, dernier jour aux Galápagos (ce sera déjà hier pour bon nombre d’entre vous qui me lisez, puisqu’il est 21h ici, donc 23h au Québec et 5h du matin en France).
Bref, nous sommes arrivés lundi à l’île de San Cristóbal. Fredy, le chauffeur de taxi qui nous a emmenés à notre hôtel, s’est révélé un guide fantastique. Il connaît son île comme personne et il est intarissable à ce sujet. C’est comme ça que nous avons recouru à ses services aujourd’hui pour nous conduire à la superbe plage de Puerto Chino, avec arrêt à un (autre) centre d’élevage de tortues.
Mais ce centre-là nous a paru le plus intéressant des trois que nous avons vus, sans doute parce que ces bonnes vieilles bêtes y vivent en semi-liberté, dans un milieu plus « naturel » que dans les centres de Santa Cruz et d’Isabela.


Je crois d’ailleurs que l’île de San Cristóbal est ma préférée parmi les trois où nous avons posé le pied (je n’ose pas affirmer que nous les avons visitées, nous n’en avons vu qu’une infime partie).
Il faut dire que sa « capitale » (en fait la seule ville de l’île), Puerto Baquerizo Moreno (3500 habitants), est aussi le chef-lieu de la province des Galápagos. Elle a donc bénéficié d’importants investissements. On y trouve notamment un centre d’interprétation fort bien fait sur l’histoire de l’archipel, ses particularités et les efforts de conservation qu’on y déploie.
On dirait par ailleurs que le tourisme est moins envahissant ici qu’à Santa Cruz, mais ce n’est probablement qu’une question de temps.
Quant à la plage de Puerto Chino, sur la côte est de l’île, je ne saurais vous en dire assez de bien.
Vagues immenses, eau turquoise, sable blanc et fin comme farine, pierres noires tout autour…
* * *
Pour notre dernier souper aux Galápagos, nous avons dépensé en fous dans un resto branché: sushis et bol poké, fishburger pour les petites, bouteille de vin à 40$US (la moins chère), rien d’écuatorien là-dedans. Ça nous a changés des menus qu’on trouve partout à 6$US pour une soupe, un plat de viande ou de poisson inévitablement accompagné de riz et de patacones (des tranches de plantain frites), une micro-salade et un jus de fruit frais.
Nous avons encore ce soir passé un temps indéterminé à observer les comportements des otaries qui habitent sur la plage principale, en plein « centre-ville ».
Je dois dire que ces bêtes sont infiniment plus sympathiques et rigolotes quand on les voit seules dans l’eau qu’en groupe sur terre.
Sur terre, ça aboie, ça grogne, ça tousse comme de vieux fumeurs, ça éternue, ça pète, ça geint et ça bêle; les petits passent un temps infini à chercher leur mère, essaient d’en téter une au hasard et, quand ce n’est pas la bonne, celle-ci le chasse impitoyablement en grondant, toutes dents dehors. On ne voit par contre jamais une mère à la recherche de son petit.
VOYONS?!
Il paraît que la mère allaite le petit pendant 11, 12 mois, et que ce n’est qu’alors que ce dernier va apprendre à nager.
Durant tout ce temps, la mère peut partir de 12 à 72 heures à la recherche de nourriture, et le bébé reste là, sur la plage, à l’attendre.
En tout cas.
On part demain pour Quito, adiós Galápagos.
