Ma soeur me demande: «Tu restes là encore 10 jours, t’as pas peur de te tanner?»
Euh, non.
Mes logeurs sont absolument adorables, je me sens comme une amie de la famille. Ma «coloc», Michelle, est la meilleure compagne qui soit.
La mer est à une minute de marche, il y a un petit resto de plage juste au bout de la rue, où Michelle et moi avons établi notre quartier général. On y sert un ceviche de la mort et des piñas coladas d’un demi-litre pour trois fois rien, et j’y ai dégusté hier un vivaneau frit qui m’a enchantée.

Comme d’habitude, je suis obsédée par la nourriture. Des douze mille façons d’apprêter les tortillas, mes préférées restent les tacos de cochinita pibíl et les panuchos (tortilla épaisse farcie de frijoles puis frite et garnie au choix de porc, de poulet ou d’oeuf). Je n’ai pas encore essayé le pan de cazón, une spécialité du Yucatan faite de tortillas empilées à la manière d’une lasagne, en alternance avec du requin effiloché et des frijoles, puis couvertes de sauce tomate.
L’art de manger tous les jours la même chose sans avoir jamais l’impression de se répéter!

Jaqui
Ma logeuse, qui travaillait en comptabilité, est aussi guérisseuse et quelque peu sorcière (une bonne sorcière). À tout bout de champ, on sonne à sa porte pour une consultation. Elle peut vous lire les cartes, vous faire une limpieza pour vous débarrasser des mauvais esprits, vous prescrire des herbes et des potions… Elle fabrique aussi des savons et des encens, et elle prépare une pâte de tamarin qui m’a presque jetée à terre.
Elle m’a proposé tout à l’heure une soupe divine qu’elle venait de mitonner, puis un morceau du poulet rôti qui avait servi à faire le bouillon. Je ne connais pas d’hôtel où l’on soit si bien traité.

Chaleur
Bizarrement, la chaleur ne m’incommode que peu, ici, moi qui en souffre tant chez nous. Évidemment, on apprend assez vite que sortir entre 11h et 14h, dans ces rues écrasées de soleil, ne relève pas de la meilleure stratégie, à moins que ce ne soit pour aller s’écraser soi-même à l’ombre au bord de la mer.
Mais on finit toujours par devoir sortir: cette fois, j’avais besoin d’un maillot de bain, les deux que j’ai emportés étant sur le point de rendre l’âme, épuisés par le sel et le soleil, je suppose. J’ai trouvé un deux-pièces fort acceptable pour 160 pesos (12$), ça devrait faire l’affaire.
Et chaleur ou pas, j’adore me promener dans ces rues où je remarque chaque fois quelque chose de nouveau.










Il y a donc bien un Paradis sur terre en fait !
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Je crois qu’il y en a plusieurs.
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tu es chanceuse de pouvoir manger sans restrictions alimentaires. Profites en bien. Moi avec la maladie cœliaque il met difficile d’aller au resto tous les jours. Mon dernier repas un midi m’a coûté 64$ poisson mahi mahi
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