Tout va trop vite

Je m’étais pourtant promis de prendre mon temps. Je le prends autant que je peux, mais il me file entre les doigts.

Je suis restée un jour de plus à Versailles, chez ma délicieuse amie Anne. Puis j’ai squatté chez Jean bien plus longtemps que je ne voulais (la faute aux grèves de la SNCF, mais aussi sa faute à lui, puisqu’il est toujours trop accueillant), et je suis aussi restée collée chez Aurélie et Mehdi, dont les deux petites filles m’ont happée, charmée, fait rigoler et, accessoirement, passé un rhume.

Me voici donc à Foix, chez mon amie Séverine, qui vit dans un tout petit appartement, au troisième et dernier étage d’une très vieille maison aux poutres apparentes, où elle me reçoit sans façon, comme j’aime.

Je me sens comme une enfant, émerveillée, enchantée par la vue de ces maisons si anciennes habitées depuis des siècles, jamais lasse d’imaginer la vie au moment où elles ont été construites et toute l’histoire qui les habite.

Je voudrais bien rester plus longtemps, mais comment faire?

En ce mois de novembre, le magnifique château qui domine Foix et tous les sites d’intérêt sont fermés. Je devrai revenir, que voulez-vous…

En attendant, je pars dimanche matin très tôt de Toulouse pour Valence, en Espagne. J’espère que le climat sera un peu plus doux et que mon rhume aura passé. En ce moment, quand je tousse, ça me donne des haut-le-coeur, beurk.