Demain, Nauplie

Dernière journée à Poros, que nous avons exploré de fond en comble à vélo, à pied et en scooter (moi qui m’étais bien juré que nous ne ferions plus jamais ça après notre accident en Thaïlande, il faut bien admettre que c’est le moyen le plus pratique pour se déplacer en certains endroits). 

Il y a à Galatas (la ville d’en face, qu’on atteint en cinq minutes par bateau) un grand verger planté de milliers de citronniers. C’est en plein la saison, les arbres sont chargés de fruits et de fleurs qui sentent le ciel. Nous avons marché doucement à travers ce paysage magnifique tout piqueté de fleurs sauvages, non sans cueillir quelques citrons pour parfumer le poisson que nous avions acheté le matin au marché en prévision du souper. On a fait rôtir le poisson au four avec des tas de tranches d’oignon et de citron et une bonne quantité d’origan tellement parfumé qu’on n’y croit pas, et on a fait sauter des courgettes grosses comme un doigt, encore pourvues de leur fleur. Régal absolu, simple et vrai.

Aujourd’hui, c’est jour de lessive et d’intendance puisque nous partons demain en bus pour Nauplie, dans le Péloponnèse. On a trouvé le moyen de faire le trajet en bus, tellement plus agréable que de louer une voiture. On va  encore voir de vieilles pierres, la mer turquoise, des montagnes austères, des oliveraies millénaires et des troupeaux de chèvres.

La vie est dure.

Je vous laisse quelques images, juste pour vous montrer à quel point.

Athènes

Hébin voilà. Après sept heures de vol Montréal-Paris, six heures d’attente à l’aéroport et encore quatre heures et demie de vol jusqu’à Athènes, nous y sommes. Nous logeons chez Constantina, une beauté solaire qui parle un français exquis appris par pur amour de la langue. Elle habite un appartement de deux étages construit par son père sur le toit de la maison d’origine, dans un quartier résidentiel de la ville. De la fenêtre de sa chambre (qu’elle nous a cédée avec une gentillesse qui semble n’avoir pas de bornes), on a une vue sur les collines et les immeubles sans caractère mais tout blancs qui s’y sont accrochés, puis au loin, les cultures en terrasses, une carrière de marbre, des montagnes pelées et puis le ciel infini.

Je ne me lasse pas de regarder les gens. Les hommes, jeunes ou vieux, sont fiers, on voit qu’ils se sentent beaux. Les plus âgés ont une cigarette, une moustache, parfois une casquette à la Zorba (cliché, je sais, mais que voulez-vous…). Certains agitent toujours un komboloi, un genre de petit chapelet qui ne sert pas à la prière, seulement à occuper la main, un peu comme nos vieux oncles agitaient leur petite monnaie dans leur poche. Ils boivent éternellement un café, un ouzo, ils fument, ils jouent au tric-trac. Ils occupent la place. Les femmes, les vieilles, ne sont nulle part. Elles n’existent pas. Le visage revêche, toutes vêtues de noir, de brun, de gris ou d’une combinaison de ces non-couleurs, elles ont toutes le même regard à la fois acéré et éteint, un cabas ou un sac à la main, un pas précautionneux, un air de ne pas vivre vraiment.

Les jeunes, garçons et filles, ressemblent aux jeunes du monde entier. Ils n’auront jamais l’air de leurs parents. Il y a ici un clash qui me paraît plus fort qu’ailleurs. C’est quand même incroyable, quand on y pense. La Grèce est un tout petit pays, personne ailleurs au monde ne parle ni n’écrit cette langue à l’alphabet mystérieux qui a pourtant fondé la moitié de notre vocabulaire. Et cela survit depuis des siècles, des millénaires même. Mais pour combien de temps encore? 

Hier, nous avons marché autour de l’Acropole, nous avons gravi jusqu’au Parthénon des marches de marbre polies par des centaines de millions de pas, glissantes comme de la glace. Le Parthénon, apparemment cerné pour l’éternité par un enchevêtrement de grues et d’échafaudages, brillait au soleil, aveuglant. Les travaux de restauration demandent un soin fou et de l’argent qui ne vient pas, et ils sont conditionnels, je suppose, aux grèves et aux budgets aléatoires. Il faut corriger les restaurations faites au début du XXe siècle, qui étaient des efforts de reconstitution plutôt que de conservation, et qui, à cause des méthodes  ou des matériaux utlilsés, ajoutés à la pollution et aux déprédations, ont accéléré la dégradation de tous ces monuments. 

Je viens de vous balancer une telle quantité de mots en «tion», j’pense que je suis en train de vous écrire en grec. En tout cas, tout ça pour dire que oui, c’est splendide, émouvant, troublant presque. En ce moment, c’est la basse saison, alors il régnait un calme relatif. Quelques groupes scolaires, d’inévitables grappes de Chinois ou de Japonais, des familles de Français plus ou moins râleurs… On n’ose imaginer la cohue qui se presse là en août.

Bon, on rit, mais c’est çest ça: malgré la crise économique qui n’en finit plus, la difficulté de vivre et de simplement gagner sa vie, les gens sont d’une gentillesse infinie. Nous baragouinons nos trois mots de grec, nous avons seulement l’air de nous poser des questions et ils sont là, affables, heureux de mettre en pratique leur anglais rocailleux, ou alors d’aller chercher quelqu’un qui le parle.

Nous prenons le petit-déjeuner dans un café d’habitués, sur la place du quartier où nous logeons. Spanakopitas maison, café digne de Naples, conversations animées, personnel adorable. 

Je vous mettai des photos dès que j’aurai compris comment brancher mon appareil sur le wi-fi pis toute.

Assise sur le pas de la porte…

… j’écoute les rumeurs du village. Un rideau de fer qu’on abaisse, les vaporetti (oui, comme à Venise) qui traversent en crachotant vers Galatas (le village d’en face, à 200m tout au plus), les pétards que les enfants font éclater — les garçons, en fait. Les petites filles, comme les femmes d’un certain âge, ne sont nulle part dans l’espace public, ou à peine visibles.

Jeudi, une bande de gamins a improvisé un match de foot dans la venelle où nous habitons — une toute petite rue qui monte des quais et se termine par une volée de marches blanchies à la chaux. La vieille dame qui habite en face, exaspérée par leurs cris, les a chassés avec son tuyau d’arrosage. Depuis, les chenapans s’amusent à faire éclater des pétards de plus en plus puissants sous ses fenêtres. Hier samedi, ils en étaient presque à la bombe H. J’ai fini par m’adresser à l’un d’eux, un beau garçon de 13 ans aux yeux de velours qui parlait un anglais plein de roulades appris dans la rue. Je lui ai demandé s’il a une grand-mère. «Nèh», il a dit. (Ça veut dite oui, et pour non, on dit «okhi», c’est assez confondant.) «Tu l’aimes bien, ta yaya?» — Nèh! — Tu imagines si des garçons comme toi venaient l’embêter avec des pétards?

Son regard a changé. «I will tranneslate», a-t-il dit en désignant ses copains du menton. Il leur a expliqué ce que je venais de dire, et eux qui rigolaient en douce se sont tus soudain. J’ai ajouté que je les trouvais tous très drôles et très mignons, que les pétards me faisaient rire, mais que la vieille dame là-haut avait peut-être besoin de se reposer. Ils sont partis en s’égaillant comme une volée de moineaux et sont allés faire éclater leurs pétards ailleurs.

Comme nous n’avons pas de balcon ni de terrasse et que notre joli studio du en rez-de-chaussée est un peu sombre, nous avons pris l’habitude de sortir une petite table et deux chaises carrément dans la ruelle. Quelquefois des gens passent et nous saluent sans autrement s’étonner de nous voir là.

Ce matin, pendant que nous prenions notre petit-déjeuner, un vieux monsieur s’est arrêté pour nous souhaiter joyeuses Pâques, nous serrer la main et nous tapoter l’épaule, tout gentil et chaleureux, comme attendri de nous voir.

Là, nous squattons la terrasse d’un restaurant fermé pour Pâques, mais dont nous profitons de la connexion internet. Une bouteille de rosé à 2,50€, un sac de chips à l’origan, quelques olives, la vue sur la rade et la promenade où déambulent les familles sous le soleil déclinant…

Mon idée du bonheur.

 

 

Pâques orthodoxes

Nous sommes arrivés hier à Poros, qu’Henry Miller, dans Le Colosse de Maroussia, a décrite comme une splendeur vénitienne inimitable. Peut-être était-il amoureux fou d’on ne sait qui, peut-être a-t-on remblayé jusqu’à le faire disparaître le canal qu’il décrit avec tant de lyrisme. Si nous n’avons pas vécu l’enchantement qu’a ressenti ce vieux brigand, nous trouvons quand même ici quelque chose d’irrésistible. Ces passages si étroits que parfois on n’y circule pas à deux de front, des escaliers aux rebords chaulés, des maisons qui s’étagent dans les moindres recoins, rejoignables seulement par une étroite venelle, les fleurs, les fleurs, les fleurs partout, ce parfum de fleurs d’oranger qui nous saisit de temps en temps…. et la gentillesse des gens! Mon Dieu, comme les gens sont aimables, partout, toujours!

Aujourd’hui, jeudi saint, il y a eu un trèèès long office dans une église près de chez nous. On entendait de loin les chants polyphoniques, c’était splendide. Nous sommes allés voir cette petite foule recueillie dans une église couverte d’icônes et de dorures, où l’autel et le tabernacle ne sont même pas à la vue des fidèles. Un choeur d’hommes et de femmes réunis en rond chantait pendant que le pope, tout vêtu de violet, officiait dans le saint des saints, un peu caché derrière des rideaux qui laissent à peine entrevoir ses simagrées. On a gardé ici un sens de la liturgie et des mystères qui est plus touchant que dans nos églises, ne serait-ce que parce qu’on y reconnaît des traditions millénaires qui excusent un peu l’absurdité de tout ça. On peut croire que les choses se passaient comme ça même dans les temples dédiés aux dieux grecs de l’Antiquité. 

Demain, vendredi saint, ce sera encore plus solennel. Moi l’apostate athée, je vais regarder ça avec l’intérêt ému d’un entomologiste.

Demain, on part en scooter faire le tour de la grande île de Poros, ses plages et ses villages. Mon appareil photo est malade, les cafés internet où l’on pouvait disposer d’un ordinateur ne sont plus que chose du passé, alors les photos et les bouts de vidéo sur ce blogue ne viendront pas, ou alors bien plus tard. J’ai les yeux et les oreilles remplis de beauté mais je ne pourrai partager cela en images que sur Facebook, j’en suis désolée. 

Galaxidi

La route fait des lacets, des fleurs sauvages aux couleurs éclatantes se balancent doucement sous le vent – pavots, forsythias, marguerites, d’autes encores que je ne saurais nommer, d’un rose tendre, d’un violet profond, bleues ou jaunes… droit devant, une montagne aux pics neigeux semble contempler le paysage. Je suis contente de ne pas devoir conduire: je peux m’emplir les yeux de beauté. On se croirait en Bavière. Je ne m’attendais pas à ça, mais il paraît que 80% de la superficie de la Grèce est faite de montagnes. Il y a des troupeaux de moutons et des bergers, d’anciennes terrasses de culture construites pierre à pierre et tristement abandonnées, la mer en bas qui étale sa robe turquoise

On atteint Galaxidi après avoir longé une baie paresseuse et verte, avec toujours au loin ces montagnes austères aux sommets tout blancs. C’est une petite ville tout en pentes, qui finit sur une rade où les bateaux de pêche côtoient les voiliers de plaisanciers un peu hippies. Des bars et des cafés festonnent la promenade du bord de l’eau, certains fréquentés seulement par les touristes, d’autres seulement par les locaux. 

Nous avons pris l’apéro dans un bar où il n’y avait que des vieux qui fumaient sans rien dire. J’ai pris un verre de vin blanc,  Pierre, une bière locale, servis avec des cubes d’un bon fromage fermier, des tranches de saucisson fumé, des grissini au sésame et une tapenade, le tout pour 5€. 

À six heures, l’angélus a sonné. L’un des clients s’est levé à demi et s’est signé à la manière orthodoxe: père, fils, saint esprit, saint esprit, saint esprit.

Nous avons soupé dans un tout petit resto tenu par un vieux couple. Nous étions les seuls clients, le monsieur à l’air un peu bourru nous aidait dans nos pauvres tentatives de lire le grec comme un papa qui morigène ses enfants.

En rentrant, dans les petites rues, cela sentait la fleur d’oranger, la glycine, le feu de bois, la viande grillée. Je marchais comme un chien, narines ouvertes, désireuse d’absorber tous ces parfums, bien sûr sans y parvenir.

Illettrée

J’essaie de déchiffrer les panneaux de signalisation, les affiches, les publicités, les avis. Avec un succès limité, pour dire le moins. Le v minuscule se prononce n, mais la majuscule est bien un N. Le son «L» se traduit par un V à l’envers en majuscule, mais par un y en minuscule. Le son «r» s’écrit «p», et le son «p» est rendu par le symbole de pi. Bref, j’y perds mon latin, qui était ma seule bouée ailleurs. Je comprends comment peuvent se sentir les gens qui n’ont pas appris à lire. J’arrive parfois à décrypter (mot d’origine grecque) une phrase et à en déduire le sens, je dis bien déduire. Je crois que la langue m’obsède autant que la nourriture. Toujours un truc de bouche, en fin de compte.

Hier, nous avons visité le musé Benaki, une fabuleuse collection privée d’objets qui racontent toute l’histoire artistique et plastique de la Grèce (autant dire celle de notre civilisation) sur environ 6000 ans. J’ai vu des similitudes troublantes avec les objets des Premières Nations de chez nous. Nous n’avons pu voir qu’une toute petite partie du musée parce que nous ne pouvons nous empêcher de regarder un à un tous ces petits objets du quotidien, façonnés de la même manière, sur tous les continents, à la même époque, par des êtres qui ignoraient absolument tout de l’existence des uns et des autres. Ça nous fascine. Et ça fait qu’on n’a pas pu voir les trois autres étages du musée! Bon, on a quand même vu la moitié d’un autre, sur les costumes traditionsnels, parce que ça aussi, ça me fascine: les tissages, les broderies, les bijoux… même si j’étais morte de fatigue, saturée d’information, bourrée d’images, je n’ai pu que me rendre, c’était trop beau. 
* * * 

Aujoud’hui, c’était dimanche, jour de congé pour (presque) tous les Athéniens. Tous ceux qui le peuvent s’en vont à la mer ou à la montagne. Avec Constantina (qu’on appelle Nina), nous sommes allés à la mer, juste tâter l’eau, essayer de s’asseoir dehors pour prendre un café. C’était dans un immense bar qui s’appelle House Project, conçu comme une maison, avec une salle de jeux pour les enfants, une salle télé, une bibliothèque, un salon avec de grands canapés, un bar, des lits de plage, bref, un super concept. On n’est qu’en avril, ce n’est pas l’été, nous sommes vite rentrés à l’intérieur parce que le vent de la mer était trop froid. Mais c’était déjà la cohue. Imagine en juillet! On n’a pas idée, parfois, de la chance que nous avons en Amérique: tout cet espace… encore là, je comprends pourquoi les Européens fantasment tellement sur ça. Il faut en sortir pour le comprendre.

Demain, départ pour Delphes, où nous inspecterons encore des ruines, évidemment. Ça, c’est un truc qu’on n’a pas chez nous… et dont les Européens, vraisemblablement, ne mesurent pas toute la richesse. On est toujours le riche (ou le pauvre) d’un autre.

Posez-moi vos questions, je les transmettrai à la Pythie.

Athènes

Hébin voilà. Après sept heures de vol Montréal-Paris, six heures d’attente à l’aéroport CDG et encore quatre heures et demie de vol jusqu’à Athènes, nous y sommes. Nous logeons chez Constantina, une beauté solaire qui parle un français exquis appris par pur amour de la langue. Elle habite un appartement de deux étages construit par son père sur le toit de la maison d’origine, dans un quartier résidentiel à flanc de colline, à quelques minutes du centre en métro (je reparlerai de ce métro).

De la fenêtre de notre chambre, on a une vue sur les collines alentour et sur les immeubles sans caractère qui s’y accrochent. Plus loin, on aperçoit les cultures en terrasses, une carrière de marbre, des sommets pelés, et puis le ciel infini.

Je ne me lasse pas de regarder les gens. Les hommes, jeunes ou vieux, sont fiers, on voit qu’ils se sentent beaux, même ceux qui ont la trogne des gros buveurs. Certains agitent toujours un komboloi, un genre de petit chapelet qui ne sert pas à la prière, seulement à occuper la main, un peu comme nos vieux oncles agitaient leur petite monnaie dans leur poche.

Aux terrasses des cafés, comme partout autour de la Méditerranée, ils boivent éternellement un café, un ouzo, un tsipouro (un alcool blanc semblable à la grappa), ils fument, ils jouent au tric-trac. Ils occupent la place, à l’ombre des orangers, appuyés sur leur canne, coiffés d’une casquette. Les femmes, les vieilles, ne sont nulle part. On les voit à peine, vêtues de noir ou de brun, un cabas à la main, parfois coiffées d’un fichu, le regard éteint, l’air de ne pas vivre vraiment.

Les jeunes ressemblent aux jeunes du monde entier, filles et garçons. Ils ne ressembleront jamais à leurs parents, qui, eux, étaient pareils aux leurs et à ceux d’avant. Il y a ici un clash qui me paraît plus fort qu’ailleurs. C’est quand même incroyable, quand on y pense. La Grèce est un tout petit pays, personne au monde à part les Grecs eux-mêmes ne parle ni n’écrit cette langue à l’alphabet mystérieux. Cette civilisation a traversé les millénaires, rayonné dans le monde, influencé la culture et le vocabulaire d’une bonne partie de l’humanité. Et voici qu’on se demande combien de temps encore elle durera.

* * *

Hier, nous avons marché autour de l’Acropole, nous avons gravi les marches jusqu’au Parthénon, apparemment cerné pour toujours par des échafaudages et des grues immobiles. Les travaux de restauration demandent un soin fou et de l’argent qui ne vient pas, et ils sont conditionnels, je suppose, aux grèves et aux budgets aléatoires. Il faut corriger les restaurations faites au début du XXe siècle, qui étaient des efforts de reconstitution plutôt que de conservation, et qui, à cause des méthodes ou des matériaux utilisés, ajoutés à la pollution et aux déprédations, ont accéléré la dégradation de tous ces monuments.

Je viens de vous balancer une telle quantité de mots en «tion», j’pense que je suis en train de vous écrire en grec.

Bon, on rit, mais c’est ça: malgré la crise économique qui n’en finit plus, la difficulté de simplement gagner leur vie, les gens sont d’une gentillesse infinie. On baragouine nos trois mots de grec, on a seulement l’air de se poser des questions et ils sont là, affables, heureux de pratiquer leur anglais rocailleux ou d’aller chercher quelqu’un qui le parle.

Voilà, je ne raconte pas la journée d’aujourd’hui, je suis mourute, la Mythos (bière nationale) m’appelle.

Photos à suivre.

Mots-clefs : Athènes, Grèce

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